PROTECTION DE L’ENFANCE : TOU.TE.S EN GREVE LE 20 MAI 2022!

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Le 20 mai 2021, les agents de la Protection de l’Enfance se sont mobilisés massivement pour demander des moyens pour exercer correctement leurs missions.

L’accent a été mis alors sur le manque de lieux d’accueil pour les enfants à protéger. Les agents espéraient que la réponse à cette revendication principale permettrait de résoudre la majorité des difficultés rencontrées et alléger les charges de travail.

Après bientôt un an, malgré les constats partagés avec l’administration et les élus, malgré la centaine de places créées et déjà occupées, le nombre d’enfants en attente de placement est encore plus important. Il y avait en mai dernier environ 220 à 250 enfants dont les placements étaient mal exécutés ou inexécutés, aujourd’hui ce chiffre approche les 320 à 340 enfants! Les agents bricolent en permanence, cherchent des accueils improbables qui ne tiennent que quelques jours et se révèlent plus maltraitants que bénéfiques à l’enfant.

Par ailleurs, l’ensemble des agent.e.s de la Protection de l’Enfance (ASE, les agents qui assurent les évaluations, la CRIP, les AED, le placement familial, les gestionnaires, les psychologues…) ne voient pas d’évolution positive de leurs conditions de travail. Malgré des engagements pris sur l’étude de leur charge de travail et la mise en place de réponses adaptées ou de nombres-cibles en termes de prises en charges, ils.elles ne voient rien venir.

Aujourd’hui, les revendications des agents portent sur leurs conditions de travail et d’exercice de leurs missions. Ils ont compris que les 10 ans d’inaction des élus dans ce domaine ne pourront se régler d’un coup de baguette magique. La réorganisation de 2013 qui devait apporter une amélioration des conditions de travail par une répartition plus ciblée des missions est un échec.
Au contexte du marché de l’emploi des travailleurs sociaux avec la difficulté pour tous les employeurs à recruter ces professionnels, s’ajoute la pénurie des lieux d’accueils ou la difficulté à en construire. Pendant ce temps-là, l’urgence se fait de plus en plus prégnante et le nombre de demandes de placements explose. Les postes à pourvoir n’attirent pas et les postes vacants augmentent. Les agents et les cadres doivent se justifier individuellement des défaillances de l’institution et de la non prise en charge de dizaines de situations auprès des familles, des profession-nel.le.s ou des magistrat.e.s. Les renforts de TS dans les équipes n’arrivent pas ou ne restent pas … Pire : des professionnels titulaires démissionnent ou sont en partance.

 

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